Il nous reste quelques pièges de la comcom au TEMPLE et Emilie et Julien Thisse nous fournissent de la bière pour vos pièges auxquels vous ajouterez du sirop de cassis de préférence.
Compte rendu de la sortie au Bois du Baus, Vialas le 5 février 2021.
Emeric Sulmont nous a proposé de nous familiariser avec l’indice de biodiversité potentielle, un outil accessible aux néophytes qui permet d’évaluer la capacité d’accueil d’une forêt du point de vue de sa biodiversité. Il s’agit bien d’un outil d’estimation qui est d’autant plus performant et pertinent quand il permet de comparer plusieurs forêts entre elles et que le même observateur estime chacun des 10 critères à observer : Diversité d’essences d’arbres, diversité des strates de végétation, présence (et fréquence) de zones humides, de rochers, de milieux ouverts, de très gros bois vivant (> 70 cm de diamètre), de bois mort debout, de bois mort au sol, de microhabitats dans les arbres (= dendromicrohabitats ou dmh pour les intimes) et enfin un critère pas toujours facile à apprécier sur le terrain, le fait que la forêt qu’on inspecte est ancienne ou non. Pour estimer ce dernier critère, des cartographies anciennes ou des archives peuvent être intéressantes à explorer, le site géoportail.gouv.fr peut s’avérer très utile. De manière plus pragmatique la présence de terrasses de cultures ou de plantations d’essences exotiques démontrent que la forêt qu’on observe aujourd’hui est sans doute passée par une étape sans couvert forestier plus ou moins longue, ce qui impacte considérablement la biodiversité du sol. Evidemment l’abondance d’arbres séculaires est l’indice le plus probant, mais il n’est pas systématique dans les forêts anciennes.
Figure1: Comparaison cartographique du bois du Baus-Les Galinières (Vialas) au cours des 220 dernières années, Source IGN, Geoportail.fr
A la première sortie, Noelle avait emmené le groupe dans une forêt spontanée de pins sylvestre, bouleau et châtaignier sous la route des crêtes aux environs du lieu-dit Terre d’Al sur la carte IGN, forêt relativement riche en essences forestières avec pas mal de « dendromicrohabitats » dont le polypore du pin (Phellinus pini), un champignon assez typique des pinèdes vieillissantes. Il est curieusement peu commun en Cévennes malgré l’abondance des pinèdes.
Figure 2: Le polypore du pin (Porodaedalea ou Phellinus pini) sur pin maritime, Terre d’Al, Ventalon en Cévennes
Cette fois-ci Emeric nous accompagne sur une boulaie (forêt de bouleau) vieillissante où nous constatons tous l’abondance du bois mort au sol. Très rapidement, nous observons les premiers polypores du bouleau : Piptoporus betulinus, un champignon que Ötsi, l’homme découvert dans un glacier à la frontière austro-italienne dans les années 90, avait déjà dans sa besace, probablement pour ses vertus cicatrisantes, immunostimulantes et antibiotiques. Ce champignon est caractéristique des bouleaux sénescents ou morts. Le plus souvent blanc immaculé, il est parfois légèrement brun sur le dessus, sa cuticule (fine enveloppe recouvrant le champignon) aurait aussi servi autrefois à peaufiner l’aiguisage des couteaux (comme le font certain coutelier avec le cuir).Le bouleau étant un arbre pionnier, lorsqu’il commence à mourir, c’est donc qu’il a en partie fini « son travail » de préparation d’une forêt plus mâture comme la hêtraie ou la hêtraie sapinière (au dessus de 1100 m d’altitude en Cévennes). Ici, au bois du Baus, au cœur de la boulaie, subsiste justement une hêtraie, comme un témoin d’une forêt ancienne ou plus probablement d’un pâturage boisé.
Figure3: Le polypore du bouleau (Piptoporus betulinus)
Dans une fissure de rocher, nous observons les feuilles caractéristiques de l’Alchemille des rochers, une plante montagnarde qui trouve refuge dans les surplomb rocheux abrités des versants nord des vallées cévenoles. Sur le Mont Lozère elle fait l’objet de cueillette réglementée pour ses vertus médicinales.
Figure4: L’Alchemille des rochers (Alchemilla saxatilis)
Continuant l’exploration mycologique hivernale de ce boisement, nous découvrons aussi de nombreux fragments de branches mortes entièrement vert-turquoise, il s’agit d’un phénomène de coloration du bois très esthétique lié à un champignon du genre Chlorociboria ou pézize turquoise (l’identification à l’espèce est délicate sans champignon « fructifié »).
Figure5 La pézize turquoise (genre Chlorociboria) provoque une coloration très esthétique des branches mortes au sol
Evidemment associé au bouleau nous découvrons le fameux chaga (Inonotus obliquus), le champignon réputé pour ses vertus immunostimulantes notamment (et que Ötsi avait aussi dans sa besace). Il est rare en Cévennes et cantonnée aux belles boulaies sénescentes de versant nord. Il s’agit là de la forme imparfaite, celle-là même qui est broyé pour faire des infusions ou décoctions. La forme parfaite du champignon est plus fugace et discrète (sous les écorces), c’est elle qui émet des spores. Ici, notre Chaga ressemble à une sorte de loupe carbonisé.
Figure 6 le Chaga (forme imparfaite d’Inonotus obliquus)
Plus haut toujours sur bouleau, nous trouvons l’amadouvier (Fomes fomentarieus), le 3ièmechampignon que Ötsi portait également sur lui ! voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ötzi)
On extrait depuis très longtemps une sorte de feutre de l’amadouvier En Roumanie (très riche en vieilles forêts), il existe encore un artisanat qui l’utilise pour fabriquer : chapeau, veston, porte-feuille, à l’instar de l’artisanat du liège au Portugal. Certains pêcheurs à la mouche utilisent encore un fragment d’amadou pour sécher leurs mouches ! Et les briquets à amadou était l’une des manières les plus utilisés pour allumer un feu au 19ièmesiècle. Ce champignon est plus commun sur Hêtre, il peut former des colonies de plusieurs dizaines de champignons sur un tronc mort ou sénescent, il abrite alors très souvent un cortège particulier d’insectes dont un coléoptère : le Bolitofage très original par l’odeur qu’il émet lorsqu’il est dérangé, une odeur de produit chimique (sans doute pour dissuader les prédateurs).
Figure7l’Amadouvier (Fomes fomentarius)
Figure 9: le Polypore marginé (Fomitopsis pinicola), un polypore plus commun sur résineux que sur bouleau.
Nous terminons ce survol des polypores du bois de Baus, par le polypore marginé qui pousse ici sur bouleau bien qu’il soit nettement plus commun sur résineux (pins, sapins, épicéas et même douglas). C’est un bon indicateur de forêt mâture mais pas toujours très ancienne.
Ce survol des champignons remarquables du Bois du Baus, ne nous empêche pas de réaliser en commun une évaluation de l’indice de biodiversité potentielle de cette forêt. Et bien que les essences forestières soient moins variées que dans le boisement mixte de la Terre d’Al vu à la première session, le bois mort et les « dendromicrohabitats » y sont nettement plus fréquents : polypores, branches mortes, mousses et lichens sur troncs, cavités diverses…
Si chacun réalise régulièrement un indice de biodiversité potentielle (IBP) autour de chez lui, on finira peut-être par découvrir une forêt hors du commun… Dans le pire des cas, cela incite à admirer nos forêts « autrement » comme des milieux naturels d’abord « ressourçants » mais au fonctionnement complexe et dont la gestion ne doit pas toujours être opposée à celle des milieux ouverts (puisque ceux-ci font partie de l’écosystème forestier !).
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du 17 au 20 février, un stage a rassemblé 7 enfants qui ont eu la chance de découvrir différentes techniques et ce avec Manuela qui a une grande expérience professionnelle et beaucoup de talent.
Quelques photos en attendant la réalisation du livre
JOUR 1 Découverte des différentes possibilités de l’estampe et début de l’écriture d’une histoire collective-> Expérimentations autour de l’estampe: rencontre avec les matériaux (tetrapak, rhénalon, carton, gomme, etc), les outils (rouleaux, pointes, encres, presse taille-douce), les techniques (pointe sèche, tampons, monotype, gaufrage), et découverte des processus d’encrage et d’impression.-> Réalisation de premières images à partir des thèmes PAYSAGE / VERBES D’ACTIONS / PERSONNAGES-> Jeux d’écriture inspirés des premières images, cadavres exquis, tirages de cartes, etc, pour esquisser les prémices d’une histoire, d’un conte inventé collectivement
JOUR 2 Fin de l’écriture du conte et réflexion autour de la forme du livre collectif-> L’histoire prend forme (personnages, contexte, péripéties, rebondissements, fin). Écriture par petits groupes, toujours grâce à des procédés ludiques-> Réalisation d’une petite maquette du livre à illustrer (quelle image pour quelle partie du texte, quel format, etc)
JOURS 3 & 4 Réalisation des illustrations du texte collectif, assemblage et reliure du livre Des temps de pause ponctueront le stage tout du long, pour permettre aux enfants de s’aérer et de jouer, et également des temps de recentration sur soi avec exercices de respiration et détente du corps.
Publié dansAteliers, Pour les enfants|Commentaires fermés sur Et en 2021, à REGAIN, on fait quoi? un stage de gravure
C’est LA sortie de rentrée de Regain, c’est pour bientôt (vendredi 11 septembre), c’est dans le cadre des 50 ans du PNC, c’est avec Noëlle, c’est sur inscription et ça s’appelle :
Vendredi matin le 11 septembre, on se retrouve pour la sortie botanique avec Noelle qui aura lieu au Salson à St Frézal de Ventalon sur la commune de Ventalon en Cévennes. RV pour covoiturage au parking du lieu-dit LE TEMPLE à 9 h ou au parking du Salson à 9 h 30. En fin de matinée (13 h 30) petite préparation dégustation élaborée à base de plantes sur place (mais pas repas!). L’inscription est obligatoire. Si besoin, contactez moi au 0637609667: Julie La participation est de 10 €.
* L’association Regain respecte le RGPD et aucun usage autre que celui décrit ci-dessus ni transmission et stockage de vos informations personnelles ne sera fait.
rbt
Publié dansBotanique, Sorties Nature|Commentaires fermés sur Mise en bouche pour la saison 2020 – 2021 de Regain
Philippe et Cécile donnent vie à des jardins abandonnés depuis 80 ans sur la commune de St Hilaire. Ils nous font part de leur expérience.
Après un rendez vous pour co-voiturer, nous descendons la piste sur environ 1 km et quelques épingles à cheveu bien serrées,et nous y voilà, à Valbone. Philippe et Cécile nous accueillent, tout sourire, avec café, boissons et gâteaux maison.
Originaires de Gironde, après avoir travaillé 12 ans en Charente, puis revenus au bercail en Gironde pendant 10 ans, ils ont décidé de changer de vie et de faire revivre ce mas abandonné en Cévennes. En 4 ans, ils ont refait le toit, une maison en bois provisoire, leur habitation dans cette grande bâtisse, amené l’eau, défriché, semé avec ardeur et passion. Ils utilisent 3 Kw en photovoltaïque et c’est tout.
Nous partons visiter la propriété, en commençant par la serre qui a abrité tous les plants et héberge des plants de tomates appétissantes…
Repiqués en plein champ, les plants sont magnifiques
bsh
Les cultures de maraîchage et fruits rouges sont sur 3000 m2 de grandes…et moins grandes terrasses .
La terre est bonne, profitant du limon du grand valat, petite rivière à proximité des terres. Tout pousse à merveille : salades, carottes, pommes de terre, poivrons, aubergines, amour en cage, oignon, ail et fraises…
Chaque semaine Philippe vend les légumes en frais sur le marché à St Hilaire, au Collet, à St Privat. Cécile a tant à faire à Valbone, aussi pour son plaisir, qu’elle préfère y consacrer tout son temps.
bsh
Beaux moments d’échange enrichissant de l’expérience de personnes passionnées !
Bon courage à vous deux et à bientôt!
Publié dansVisite de jardins|Commentaires fermés sur Les jardins de Valbone
Pour la première sortie, Samuel et Nathalie nous accueillent aux Cabannes et nous parlent de leur jardin et de leurs nouvelles expérimentations dont la gestion de l’eau via la permaculture… et de tous les autres intérêts d’un jardin en mode permacole !
Nous étions 10 personnes contentes d’apprendre encore et encore des petites techniques de jardinage. Le jardin, comme toujours est déjà très avancé.
La totalité du jardin est en buttes fabriquées avec la terre des allées, enrichies de fumier et paillées avec différents matériaux trouvés sur place.
Le paillage avec des fougères ?
« les anciens disent que ce n’est pas une bonne chose ». Samuel nous enseigne que la fougère a la même potentialité que les autres plantes à fixer le calcium mais on sait qu’ elle contient du cyanure, mais 7 fois plus d’azote et 5 fois plus de potasse que du fumier de vache!!
Pailler avec du B.R.F.?
Samuel avait fait un essai de pailler des sols avec du B.R.F enfoui en novembre. Les salades au printemps étaient minuscules et belles… en juin! Un peu tard! Cela s’explique parce que les champignons ont besoin d’azote pour décomposer le bois et le processus est long, notamment pour le châtaignier à cause du tanin.
Les plantes spontanées au jardin. On peut profiter des épinards sauvages ou chénopodes et aussi des amarantes qui poussent si vite et si bonnes en poêlées en leur accordant un espace.
Samuel passe beaucoup de temps à observer sa mare peuplée de nombreuses grenouilles, entre autre, qui sont des bonnes compagnes du jardin en le débarrassant de nombreux insectes indésirables.
Puis nous nous arrêtons sur la terrasse recouverte de pommes de terre et de courges entourée de belles fleurs, des arctotis venusta, des sauges sclarées et autre, avant d’entrer dans la nouvelle serre qui a pratiquement doublé de volume depuis l’an dernier!
Ambiance équatoriale! Tout y est exubérant! On découvre des nouvelles variétés de salade : la mizuna au goût de moutarde, la cressonnette du Maroc qui repousse sans arrêt, des énormes laitues carmen . Cette année Samuel s’essaye à la patate douce. Il suffit de mettre le plant dans l’eau, puis il fait des racines et aussi des petites pousses que l’on repique et que l’on bute avant de récolter.
Cette année, comme les bourdons ont tardé à pénétrer dans la serre, Samuel a fécondé ses courgettes en prenant une fleur mâle dont il ne garde que les étamines…
Avec ce petit pinceau il dépose le pollen sur le pistil des fleurs femelles.
Il nous montre aussi ce nouveau prédateur qui va proliférer et s’attaquer aux tomates et aux haricots : LA PUNAISE PONCTUEE, reconnaissable à ses 3 points blancs sur le dos qui serait originaire d’Ethiopie.
Soyons patients, un jour la nature retrouva un équilibre…et nous aussi!
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🌳 Pour ce 20 mars 2020 premier jour du printemps ☘ il devait y avoir une sortie bota mais un virus en a décidé autrement donc pour garder le rythme, Noëlle a proposé ce voyage vers de vieilles forêts.
👨🚀 Mais ne nous laissons pas abattre, Regain en a sous le pied et garde en réserve un joli projet pour la rentrée post-confinement. Si nous sommes à nouveau lâchés dans la nature, avec nos potagers si bien bichonnés à garnir, re-garnir ou dé-garnir Regain a tout prévu :
🌺 En attendant, restons plan(t)plan(t) et allons voir, si la rose et autres végétaux ont quelques attraits que nous ignorons avec cette encyclopédie.
🌰 Pour les plus jeunes et ceux qui ont une âme d’enfant voici une petite vidéo inter-active aux multiples surprises, suffit de planter une graine.
Après le fil du jeudi, les chants du mardi, le re-jeudi pointe son nez
… voui c’est le retour du jeudi !
Vos intervenants favoris pensent à vous, voici quelques nouvelles de leur part.
Bot’actualité
Le printemps pointe son nez et Noëlle nous informe de la possibilité de faire de la bota depuis chez soi grâce à la réouverture du MOOC bota de TelaBotanica.
Yog’actualité
Pascale pense à vous pratiquant(e)s assidu(e)s et vous fait parvenir ce mantra pour chanter.
Ainsi que quelques images du stage de yoga à Gourdouze
Tout en souplesse et en fraîcheur, nos joyeux participants sont revenus tout pimpants.
Et pour finir quelques pages pointées sur le ouèb de la part de votre salariée :
🧻Mine de rien et pointe de feutre certains savent s’occuper avec une simple feuille de papier ! Êtes- vous plutôt origami ou dentelle ?
🌅Pour changer d’air, voyez en temps réel le plus tardif coucher de soleil de la France métropolitaine : celui de la pointe du raz
Publié dansVie Associative|Commentaires fermés sur Regain actualités
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