Visite du jardin du Veyrassi le 23 juin 2021

A l’arrivée, Julie et Maxime nous accueillent avec des boissons et des produits originaux du jardin, évidemment!

Maxime nous présente le jardin qu’il organise avec Julie depuis leur installation en 2018.

L’espace est organisé en fonction des moutons : des enclos tournants qui permettent à la fois le pâturage et la protection du jardin et des prédateurs.

Le poulailler s’ouvre sur différents espaces.

Une plantation d’arbres francs de variété ancienne sont récupérés, replantés dans des endroits propices, pour l’ombre entre autre.

Des vignes de variété ancienne sont revalorisées en treille. Les ruches sont disposés au pied d’un mur de bancels. Tout près de là, des petits fruits dont des cassissiers, framboisiers…

En montant on arrive au potager avec une production de légumes variés en petits carrés.

Une petite serre permet de semer les plants avant le repiquage au potager.

On quitte le potager pour aller visiter la châtaigneraie accessible au-dessus de la maison. Cette châtaigneraie rénovée par le passé, comme Jean-François en témoigne, permet aujourd’hui une récolte abondante.

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Fête des voisins à Lézinier

C’était dimanche 5 juillet et la fête avait été si bien préparée que le soleil a fini par déloger la pluie! les Lézards Locaux étaient là et même d’autres venus de plus loin.

On a retrouvé cette ambiance de gaieté, de simplicité, d’humour du bon vieux temps. Beaucoup de jeux d’adresse et autre pour les enfants et pour ceux qui ont su le rester, grandes tablées sous un abri de fortune efficace, mets à déguster, groseilles et casseilles et autre délices proposés par chacun, belle musique juste comme il faut, discussions, rires, déconnantes pour le plaisir de tous.

Jacques a pu faire un atelier « chorale » en apprenant Aye Kerunene (le chant de la terre) avec succès puisque nous avons conquis de nouveaux choristes!

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A partir de mercredi 15 septembre 21 de 14 h 30 à 16 h, un atelier poterie pour enfants de 6 à 12 ans et ce, chaque mercredi

Une jeune potière, Lucile, s’est installée à L’Ayrolles, hameau de St Frézal-de-Ventalon. Nous l’avons contactée pour savoir si elle serait prête à accueillir des enfants pour les initier à la poterie.

C’est décidé! les enfants viendront dès le mercredi 15 septembre dans son bel atelier « Fleur de carotte » à L’Ayrolle pour être en contact et s’amuser avec la terre, façonner, créer etc… pendant une heure et demi.

Pour y participer, il faudra s’inscrire dès la fin août et envoyer la fiche d’inscription à l’atelier ( 40 € pour le trimestre) avec la fiche d’adhésion (8 €) et le chèque de 48 € à Gérard Mermet Le Tour 48160 LE COLLET de dèze

Attention, il n’y a que 6 places. Faites savoir par courriel si vous êtes sur la liste regainfoyerrural@gmail.com

Pour plus d’informations ou des questions particulières, vous pouvez appeler Lucile au

06 34 98 70 28.

Descriptif du déroulement des ateliers

L’atelier poterie a pour vocation d’une part de permettre aux enfants de passer un bon moment, de découvrir peut-être quelque chose de nouveau, de leur permettre d’exprimer leur imaginaire en trois dimensions et de voir l’évolution d’une création en plusieurs étapes, d’autre part de développer leur habileté manuelle et leur patience au biais d’un matériau aussi malléable et riche de possibilités qu’exigeant, l’argile, et d’un sens souvent négligé, le toucher.Diverses techniques traditionnelles de poterie seront abordées (travail à la plaque, colombin, décor aux engobes…) tout en laissant une place à l’expression libre. Une sélection des pièces réalisées par l’enfant sera cuite à la fin de chaque trimestre, qu’il pourra ramener chez lui.

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Sortie botanique du 17 juin 21 à Robiac

Noelle a décidé de nous emmener au bord de la Cèze, près d’un hameau où restent les traces du passé minier. Les plantes bio indicatrices témoignent d’un sol chargé de métaux lourds.

Pour exemple, la présence de l’ armoise (Artemisia verlotiorum) en bord de Cèze indique un sol chargé en Al+++ et en métaux lourds. A l’instar d’Artemisia vulgaris, elle a des vertus médicinales mais en raison de ses lieux d’implantation qui suppose une forte contamination du sol on lui préfèrera Artemisia vulgaris.

On s’arrête à chaque pas car on redécouvre des plantes déjà vues : la cymbalaire des murailles (Cymbalaria muralis), le lierre terrestre (Glechoma hederaceae) et on écoute l’histoire de la renouée du Japon, de la famille des polygonacées, dite invasive aujourd’hui, alors que, depuis le moyen âge, on a essayé de l’implanter sans succès. En effet, elle servait à nourrir le bétail et les hommes en Chine dans les terrains secs. On peut supposer qu’elle était là, chez nous, en dormance et attendait le terrain propice à son développement : sol contaminé par des métaux lourds. Pascale témoigne de l’efficacité d’utilisation des feuilles pour soigner la maladie de lyme. Noelle attire l’attention sur le fait que la partie aérienne de cette plante est comestible mais pas les rhizomes qui eux se chargent en métaux lourds.

Sur le chemin, une plante aux feuilles longues et tâchées  attire notre regard. C’est une  persicaire : Persicaria maculosa de la famille des polygonacées tout comme la renouée du Japon.

En fin de matinée, on pique-nique dans un champ parsemé de mûriers

L’après midi nous changeons de rive de Cèze.

Sur le chemin qui y mène, une magnifique ombellifère nous accueille : ORLAYA grandiflora. Noelle rappelle que la famille dite autrefois ombellifère s’appelle aujourd’hui apiacée . Une ombelle est constituée d’un ensemble de fleurs. Cette fleur délicate, de dentelle blanche, pousse dans un sol lessivé qui manque d’azote et de carbone. Toutefois elle a besoin de bactéries aérobies pour s’implanter, cela indique que le sol n’est pas asphixié.

Une euphorbe à feuilles de cyprès pousse en petites touffes à ras du sol

Au bord de la plage caillouteuse, nous sommes  immédiatement attirés par un arbuste : un aulne que l’on différencie facilement d’un noisetier par le sommet de sa feuille plate.

Gérard reconnaît « l’herbe aux femmes battues » qui fait une guirlande à hauteur d’yeux. Noelle nous rappelle que c’est une plante dioïque (qui a 2 maisons, mâle et femelle sont des plants séparés).  Celle ci est une plante femelle puisqu’elle porte des fruits.

Nous nous arrêtons longuement devant  une plantes à fleurs jaunes à 5 pétales qui ressemble aux fleurs de fraisiers, de pommiers, pruniers nous indique Noelle « de la famille des ? « ….rosacées . Sa particularité ; ses feuilles sont  semblables aux feuilles de cannabis. 

Il s’agit de la potentille : POPENTILLA RECTA

Sur le retour nous admirons un énorme chêne blanc ou chêne pubescent…On parlera de chênes la prochaine fois.

Photos et texte de Julie Hugon, relu et rectifié par Noelle Reynaud

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Visite du jardin de L’Adrech samedi 12 juin 2021

Des jardiniers anciens, des jardiniers en herbe et peut-être pas encore nés sont venus dans ce hameau abandonné et en cours de restauration sur St Andéol-de-Clerguemort.

Viktor et Maria nous accueillent et nous découvrons ce beau site en permaculture dans son sens le plus vertueux tel que Viktor nous le présente.

Beaux moments d’écoute des anciens qui avaient rêvé les Cévennes en s’y installant dans les années 70 et d’espoir que cela continue aujourd’hui

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Séminaire à Hyelzas

On réfléchit! L’atelier est mené par Mélanie

On se détend

On mange et on échange sur la pétamobile

On travaille encore

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En mai, fais ce qu’il te plaît!

Et comme chaque année, on s’émerveille des floraisons, des pousses prometteuses de nos jardins. Cette année, Pascale nous accueille pour nos échanges jardiniers au TEMPLE.

Nos échanges auront permis aux plantes et graines de voyager dans 13 jardins! Pas si mal!

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En juin, on ira mettre le nez et les pieds dans des jardins de St Andéol et de St Hilaire

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En avril 2021 on piège les frelonnes

Il nous reste quelques pièges de la comcom au TEMPLE et Emilie et Julien Thisse nous fournissent de la bière pour vos pièges auxquels vous ajouterez du sirop de cassis de préférence.

Vous voulez en savoir un peu plus, alors lisez l’article paru dans « La santé de l’abeille » proposé par Emilie :  https://www.sante-de-labeille.com/anciens-sommaires-et-editoriaux/141-numero-296-mars-avril-2020

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Sortie botanique du 5 février 21 au bois du Baus

On peut la faire par tous les temps!

Compte rendu de la sortie au Bois du Baus, Vialas le 5 février 2021.

Emeric Sulmont nous a proposé de nous familiariser avec l’indice de biodiversité potentielle, un outil accessible aux néophytes qui permet d’évaluer la capacité d’accueil d’une forêt du point de vue de sa biodiversité. Il s’agit bien d’un outil d’estimation qui est d’autant plus performant et pertinent quand il permet de comparer plusieurs forêts entre elles et que le même observateur estime chacun des 10 critères à observer : Diversité d’essences d’arbres, diversité des strates de végétation, présence (et fréquence) de zones humides, de rochers, de milieux ouverts, de très gros bois vivant (> 70 cm de diamètre), de bois mort debout, de bois mort au sol, de microhabitats dans les arbres (= dendromicrohabitats ou dmh pour les intimes) et enfin un critère pas toujours facile à apprécier sur le terrain, le fait que la forêt qu’on inspecte est ancienne ou non. Pour estimer ce dernier critère, des cartographies anciennes ou des archives peuvent être intéressantes à explorer, le site géoportail.gouv.fr peut s’avérer très utile. De manière plus pragmatique la présence de terrasses de cultures ou de plantations d’essences exotiques démontrent que la forêt qu’on observe aujourd’hui est sans doute passée par une étape sans couvert forestier plus ou moins longue, ce qui impacte considérablement la biodiversité du sol. Evidemment l’abondance d’arbres séculaires est l’indice le plus probant, mais il n’est pas systématique dans les forêts anciennes.

A la première sortie, Noelle avait emmené le groupe dans une forêt spontanée de pins sylvestre, bouleau et châtaignier sous la route des crêtes aux environs du lieu-dit Terre d’Al sur la carte IGN, forêt relativement riche en essences forestières avec pas mal de « dendromicrohabitats » dont le polypore du pin (Phellinus pini), un champignon assez typique des pinèdes vieillissantes. Il est curieusement peu commun en Cévennes malgré l’abondance des pinèdes. 

Cette fois-ci Emeric nous accompagne sur une boulaie (forêt de bouleau) vieillissante où nous constatons tous l’abondance du bois mort au sol. Très rapidement, nous observons les premiers polypores du bouleau : Piptoporus betulinus, un champignon que Ötsi, l’homme découvert dans un glacier à la frontière austro-italienne dans les années 90, avait déjà dans sa besace, probablement pour ses vertus cicatrisantes, immunostimulantes et antibiotiques. Ce champignon est caractéristique des bouleaux sénescents ou morts. Le plus souvent blanc immaculé, il est parfois légèrement brun sur le dessus, sa cuticule (fine enveloppe recouvrant le champignon) aurait aussi servi  autrefois à peaufiner l’aiguisage des couteaux (comme le font certain coutelier avec le cuir).Le bouleau étant un arbre pionnier, lorsqu’il commence à mourir, c’est donc qu’il a en partie fini « son travail » de préparation d’une forêt plus mâture comme la hêtraie ou la hêtraie sapinière (au dessus de 1100 m d’altitude en Cévennes). Ici, au bois du Baus, au cœur de la boulaie, subsiste justement une hêtraie, comme un témoin d’une forêt ancienne ou plus probablement d’un pâturage boisé. 

Dans une fissure de rocher, nous observons les feuilles caractéristiques de l’Alchemille des rochers, une plante montagnarde qui trouve refuge dans les surplomb rocheux abrités des versants nord des vallées cévenoles. Sur le Mont Lozère elle fait l’objet de cueillette réglementée pour ses vertus médicinales. 

Continuant l’exploration mycologique hivernale de ce boisement, nous découvrons aussi de nombreux fragments de branches mortes entièrement vert-turquoise, il s’agit d’un phénomène de coloration du bois très esthétique lié à un champignon du genre Chlorociboria ou pézize turquoise (l’identification à l’espèce est délicate sans champignon « fructifié »).

Evidemment associé au bouleau nous découvrons le fameux chaga (Inonotus obliquus), le champignon réputé pour ses vertus immunostimulantes notamment (et que Ötsi avait aussi dans sa besace). Il est rare en Cévennes et cantonnée aux belles boulaies sénescentes de versant nord. Il s’agit là de la forme imparfaite, celle-là même qui est broyé pour faire des infusions ou décoctions. La forme parfaite du champignon est plus fugace et discrète (sous les écorces), c’est elle qui émet des spores. Ici, notre Chaga ressemble à une sorte de loupe carbonisé.

Plus haut toujours sur bouleau, nous trouvons l’amadouvier (Fomes fomentarieus), le 3ièmechampignon que Ötsi portait également sur lui ! voir aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Ötzi)

On extrait depuis très longtemps une sorte de feutre de l’amadouvier En Roumanie (très riche en vieilles forêts), il existe encore un artisanat qui l’utilise pour fabriquer : chapeau, veston, porte-feuille, à l’instar de l’artisanat du liège au Portugal. Certains pêcheurs à la mouche utilisent encore un fragment d’amadou pour sécher leurs mouches ! Et les briquets à amadou était l’une des manières les plus utilisés pour allumer un feu au 19ièmesiècle. Ce champignon est plus commun sur Hêtre, il peut former des colonies de plusieurs dizaines de champignons sur un tronc mort ou sénescent, il abrite alors très souvent un cortège particulier d’insectes dont un coléoptère : le Bolitofage très original par l’odeur qu’il émet lorsqu’il est dérangé, une odeur de produit chimique (sans doute pour dissuader les prédateurs).

Nous terminons ce survol des polypores du bois de Baus, par le polypore marginé qui pousse ici sur bouleau bien qu’il soit nettement plus commun sur résineux (pins, sapins, épicéas et même douglas). C’est un bon indicateur de forêt mâture mais pas toujours très ancienne.

Ce survol des champignons remarquables du Bois du Baus, ne nous empêche pas de réaliser en commun une évaluation de l’indice de biodiversité potentielle de cette forêt. Et bien que les essences forestières soient moins variées que dans le boisement mixte de la Terre d’Al vu à la première session, le bois mort et les « dendromicrohabitats » y sont nettement plus fréquents : polypores, branches mortes, mousses et lichens sur troncs, cavités diverses…

Si chacun réalise régulièrement un indice de biodiversité potentielle (IBP) autour de chez lui, on finira peut-être par découvrir une forêt hors du commun… Dans le pire des cas, cela incite à admirer nos forêts « autrement » comme des milieux naturels d’abord « ressourçants » mais au fonctionnement complexe et dont la gestion ne doit pas toujours être opposée à celle des milieux ouverts (puisque ceux-ci font partie de l’écosystème forestier !).

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Et en 2021, à REGAIN, on fait quoi? un stage de gravure

du 17 au 20 février, un stage a rassemblé 7 enfants qui ont eu la chance de découvrir différentes techniques et ce avec Manuela qui a une grande expérience professionnelle et beaucoup de talent.

Quelques photos en attendant la réalisation du livre

Allez faire un tour sur son site http://manuelaferry.com

Le déroulé du stage :

JOUR 1 Découverte des différentes possibilités de l’estampe et début de l’écriture d’une histoire collective-> Expérimentations autour de l’estampe: rencontre avec les matériaux (tetrapak, rhénalon, carton, gomme, etc), les outils (rouleaux, pointes, encres, presse taille-douce), les techniques (pointe sèche, tampons, monotype, gaufrage), et découverte des processus d’encrage et d’impression.-> Réalisation de premières images à partir des thèmes PAYSAGE / VERBES D’ACTIONS / PERSONNAGES-> Jeux d’écriture inspirés des premières images, cadavres exquis, tirages de cartes, etc, pour esquisser les prémices d’une histoire, d’un conte inventé collectivement


JOUR 2 Fin de l’écriture du conte et réflexion autour de la forme du livre collectif-> L’histoire prend forme (personnages, contexte, péripéties, rebondissements, fin). Écriture par petits groupes, toujours grâce à des procédés ludiques-> Réalisation d’une petite maquette du livre à illustrer (quelle image pour quelle partie du texte, quel format, etc)

JOURS 3 & 4  Réalisation des illustrations du texte collectif, assemblage et reliure du livre
Des temps de pause ponctueront le stage tout du long, pour permettre aux enfants de s’aérer et de jouer, et également des temps de recentration sur soi avec exercices de respiration et détente du corps.

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